Ce 3 décembre, l’Orangerie du Botanique a été le théâtre d’un concert exceptionnel de Wolvennest, le groupe belge de black metal psychédélique. Leur dernier album, Procession, était à l’honneur, et le public a eu droit à une prestation intense et hypnotique.
Déhà, l’hommage poignant
En première partie de la soirée, Déhà, le légendaire producteur du groupe, a donné un concert poignant en hommage à son ami Oscar Swinks ( Asgeir Amort) fondateur du band black métal Herzog, récemment disparu.
Seul sur scène, il nous a offert une performance brute et émouvante et totalement habitée, interprétant des morceaux de son dernier opus Nethermost – Absolute Comfort.
Un moment suspendu avec cet hommage touchant qui a vu l’artiste terminer son set les larmes aux yeux.
Enorme !
Wolvennest, bienvenue dans la cérémonie occulte
Lorsque Wolvennest a pris place sur scène, l’atmosphère est devenue encore plus sombre et mystérieuse, rehaussée par les vapeurs d’encens qui émanaient du bord de scène.
Le groupe a proposé une version live de sept titres de Procession et quatre de leurs meilleures compos pour un total de onze chansons. Une prestation énorme qui a laissé le public sous le charme de leurs riffs massifs, de leurs morceaux envoûtants et de la voix hypnotique de la maîtresse de cérémonie Shazzula.
Aux guitares Marc De Backer, lunettes noires et chapeau désormais mythique, Corvus affublé de son long manteau du cuir noir et le charismatique Michel Kirby ont mêlé leurs riffs avec une belle efficacité tandis que la section rythmique composée de Vaath V à la basse et Bram Moerenhout à la batterie rendaient un rythme hypnotique lancinant.
Au menu du soir le public a eu droit à Damnation, Another Nail, Purple Poison, Incarnation, The Shadow on your Side, Décharné, All That Black, Ritual Lovers, Famadihana et l’entêtant Hunters durant lequel Déhà a rejoint le band sur scène.
La présence scénique du groupe fut impressionnante, avec des projections surréalistes et des fumigènes qui ajoutaient à l’ambiance mystique. Les fans de doom-psyché ont été servis, avec des morceaux comme l’excellent Abbacadora qui a fait danser la foule et a conclu le show de bien belle manière.
Le concert de Wolvennest à l‘Orangerie du Botanique restera sans doute comme l’une des grosses performances de l’année.

Avec sa musique sombre et hypnotique, Wolvennest a créé une atmosphère unique et inoubliable. Déhà, en première partie, a quant à lui offert une performance émouvante et intense, qui a ajouté à la magie du moment.
Une bien belle soirée.
Jean-Pierre Vanderlinden

