Après deux jours de festival, le BIFFF confirme une fois de plus son statut de rendez-vous incontournable pour les amateurs de fantastique, d’horreur, de thriller et de SF. Dans la safe zone chaleureuse du Palais 10 du Heysel, l’ambiance est à la fête et au frisson, avec déjà une belle diversité de styles et de surprises cinématographiques. Les premières projections ont donné le ton : fun, folie et étrangeté sont au programme de cette édition 2025.
DROP – 12/20
Avec Drop, Christopher Landon délaisse enfin les suites de Paranormal Activity pour un thriller horrifique plus décalé et bien plus fun. Il y suit une mère solo un peu trop fusionnelle avec son fiston, qui tente un retour sur la scène des rencards avec un bel inconnu dans un resto chic perché sur un gratte-ciel. Sauf que la soirée tourne vite au cauchemar façon huis clos flippant, avec petits jeux malsains, textos bizarres, et tension qui grimpe en flèche.
Meghann Fahy incarne une héroïne aussi paumée qu’agaçante, face à Brandon Sklenar, le date idéal, stoïque malgré tout (merci la robe rouge qui claque ?). Entre un scénario parfois tiré par les cheveux et une ambiance à la Cluedo sous adrénaline, le film reste accrocheur, rythmé et parfois bien grinçant.
Drop ne révolutionne rien, mais s’amuse avec ses codes et livre un bon moment de stress sous couvert de comédie noire. Un bonne mise en bouche qui a lancé le BIFFF 2025 dès l’ouverture. Tinder, mais version cauchemar stylé.
DEATH OF A UNICORN – 14/20
Death of a Unicorn marque le retour remarqué de Jenna Ortega au BIFFF, après ses passages dans Studio 666 ou Insidious. Depuis qu’elle a explosé dans son rôle de Wednesday et les derniers Scream, chaque projet avec elle attire l’œil. Ici, elle embarque dans un délire improbable entre Alien, Jurassic Park et satire des ultra-riches… avec des licornes. Oui, des vraies. Et elles ne sont pas là pour faire joli.
Les licornes sont carrément badass, violentes, flippantes, et franchement bien mises en scène. Rien que pour ça, le film vaut le détour. Le ton oscille entre humour noir et gros clin d’œil au cinéma de genre, avec un duo Anthony Carrigan / Will Poulter particulièrement savoureux. Leur sens du timing comique apporte une vraie fraîcheur à l’ensemble, sans trop forcer.
Alors non, Death of a Unicorn n’est pas un chef-d’œuvre, mais il assume totalement son côté barré. C’est fun et bien fichu visuellement, et ça fonctionne étonnamment bien.
I, THE EXECUTIONER (Original Title : VETERAN 2) – 12/20
Premier film coréen du BIFFF 2025, Veteran 2 de Seung-wan Ryoo livre un thriller efficace dans la pure veine du polar coréen. On y suit la traque d’un justicier masqué, encensé par le public pour éliminer des criminels intouchables. L’affrontement avec la police est rythmé, souvent drôle, et porté par cette dérision coréenne qu’on adore — pas si éloignée de l’humour belge, d’ailleurs.
Soi Cheang signe un hommage explosif au cinéma d’action HK, entre kung-fu pur jus et brutalité stylée façon The Raid. Les combats sont viscéraux, chorégraphiés avec une précision folle, et chaque personnage a du relief. L’intrigue, riche en rebondissements, mêle loyauté, survie et résistance, le tout pimenté d’un humour bien senti. Une œuvre intense et généreuse qui confirme : le BIFFF 2025 est lancé à fond, et il démarre fort.
IT FEEDS – 14/20
It Feeds de Chad Archibald, le réalisateur canadien derrière Vicious Fun, a bien clôturé le deuxième jour du BIFFF 2025 avec un vrai film d’horreur classique mais efficace. L’ambiance est bien glauque, la tension monte régulièrement, les jumpscares sont bien placés, et la créature démoniaque a de quoi marquer les esprits.
Ashley Greene livre une performance convaincante dans le rôle principal, et sa tenue finale, gothique et trash, ferait clairement fureur au bal des vampires du BIFFF. À ses côtés, Juno Ruddell se distingue par son humour en second rôle, avec un sens du timing qui a bien fait rire la salle.
