Le 4 décembre dernier, l’Ancienne Belgique à Bruxelles a vibré au rythme entraînant de Los Bitchos, un groupe qui ne cesse de gagner en popularité avec son mélange unique de rock psychédélique et de cumbia. La soirée a débuté avec l’énergie contagieuse de Faux Real, qui a su capter l’attention d’un public déjà en effervescence
Dès leur entrée sur scène, les deux frères qui constituent le duo Faux Real ont su établir une connexion instantanée avec le public. Leurs sonorités éclectiques, mêlant pop, glam et influences synth pop, ont créé une ambiance festive. Leurs morceaux entraînants et leurs performances dynamiques ont mis tout le monde dans l’ambiance, préparant le terrain pour l’arrivée tant attendue de Los Bitchos.
Le groupe, composé de deux artistes déconcertants mais assurément talentueux, a enchaîné les titres avec une belle aisance, alternant entre mélodies accrocheuses et rythmes dansants comme Faux Maux, Love on the Ground, Rent Free ou High Tension. La présence scénique de Faux Real, avec des moments de complicité et d’humour, et des chorégraphies improbables a parfaitement résonné avec le public, qui leur a réservé un bel accueil. D’abord un peu déconcerté par leur prestation, j’ai été ensuite séduit par la qualité des compos bien efficaces. Dommage qu’ils se produisent sans un réel band live, mais ils déclarent qu’ils ont tenté de le faire mais que c’est un choix artistique qui leur convient mieux vu leur démarche étonnante.
Après un entracte plein d’anticipation, Los Bitchos a fait son entrée sur scène, accueillies par des cris et des applaudissements enthousiastes. Le groupe, connu pour sa musique instrumentale riche en influences sud-américaines, a immédiatement plongé l’Ancienne Belgique dans une atmosphère festive et euphorique.
Leur performance a été un véritable tourbillon de sonorités, mariant des riffs de guitare hypnotiques à des percussions entraînantes. Les membres du groupe alignées en front de scène et épaulées d’un guitariste supplémentaire, ont transporté le public dans un univers coloré, où chaque morceau semblait raconter une histoire. Les fans ont été ravis d’entendre des titres phares tels que The Link is about to die, Las Panteras, La Bomba, Naughty Little Clove ou Road qui ont fait danser même les plus timides.
La complicité entre les membres du groupe était palpable, et leur énergie communicative a permis de créer une jolie communion avec le public. Les lumières, l’enthousiasme du band et l’ambiance générale ont contribué à faire de ce concert un bon moment festif, où chacun pouvait laisser de côté ses soucis et s’abandonner à la musique.
À la fin de la soirée, il était évident que Los Bitchos avait conquis le cœur du public. Les applaudissements et les cris de joie résonnaient encore dans la salle alors que le groupe saluait une dernière fois après avoir clôturé leur set avec une version trépidante de Tequila avec le soutien des deux Faux Real remontés sur scène pour la circonstance. Néanmoins ont peu juste souligner qu’un concert complet de titres instrumentaux joué par un band assez statique sur scène, ça entraîne inévitablement un poil de lassitude pour l’auditeur lambda. Et ça, même si ce groupe de filles dégage une belle dose d’énergie et de bonne humeur.
Mais personnellement la découverte du jour fut la première partie explosive de Faux Real, qui sera d’ailleurs de retour en Belgique le 13 mars prochain (tbc) à l’Atelier 210. Curieux autorisés !
Jean-Pierre Vanderlinden
