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Festival Tough Enough au Botanique – 30 novembre 2024, le rock alternatif dans tous ses états !

Jim Jones All Stars

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Le 30 novembre 2024, le Botanique à Bruxelles s’est transformé en un véritable sanctuaire de la musique alternative avec la tenue du festival Tough EnoughCet événement, premier du nom, qui vise à s’imposer désormais comme un incontournable de la scène musicale belge alternative, a attiré des passionnés de tous horizons, prêts à découvrir des artistes émergents et des têtes d’affiche confirmées.

Dès l’entrée, l’atmosphère était électrique. Les murs historiques du Botanique, avec leur charme indéniable, résonnaient déjà des premières notes des groupes en scène dès 12h30 . Les festivaliers, vêtus de leurs plus beaux looks alternatifs, se mêlaient dans une ambiance chaleureuse et conviviale, impatients de vivre une journée
riche en découvertes musicales.

Entre les concerts, les festivaliers ont pu profiter de divers stands proposant des créations artisanales, des disques vinyles et des habits vintage, renforçant ainsi l’esprit communautaire du festival. Un stand food, et plusieurs bars permettaient à chacun de se restaurer tout en continuant à profiter de l’ambiance festive.

La programmation de cette édition était audacieuse, mêlant des genres variés allant du rock indépendant au garage rock, en passant par l’americana et le rock énergique psychédélique ou bluesy, et par la pop expérimentale.

Impossible d’assister à tous les concerts, je vous parlerai plus en détail de plusieurs groupes que j’ai plus particulièrement ciblé, et citerai les autres en vous proposant une petite galerie de photos en illustration.

Lorsque je pousse la porte du Botanique, au Museum c’est Karma Sheen qui déploie son rock fuzzy des 60’s teinté de textes d’inspiration sufi. Avec leur leader Sameer Khan comme figure de proue du band, les pakistanais ont un son immédiatement reconnaissable et particulièrement envoûtant pour qui apprécie les envolées neo psyché enivrantes.

Je laisse donc le public du Museum planer avec leurs nouveaux gourous, et pour ma part je commence mon après midi avec Habibi à l’Orangerie.

Le band américain originaire de Brooklyn propose un garage rock teinté de psychédélisme et un peu pop. Les filles égrènent des compos sympathiques, mais la chanteuse est peu communicative avec le public mais se lâchera un peu plus au fil des titres. Un band bien fun, même si en live il y a encore un peu de chemin à faire.

On passe ensuite au Museum pour assister au gig de A Murder In Mississippi.

Ce band composé de six membres originaire de Gand, joue une musique roots, un mélange d’americana, de country, de blues et de folk, ainsi que du traditionnel irlandais. Le tout dans un habillage musical contemporain.

Des son entrée sur scène le combo drivé par le talentueux Leander Vandereecken a pris le public à bras le corps et l’a entraîné dans son univers d ela première à la dernière minute. Avec des compos exceptionnelles – leur dernier album Rêverie, est une petite pépite du genre –  et une véritable envie de mettre le feu, ce groupe mérite d’être suivi avec la plus grande attention.

Bluffant!

A Murder In Mississippi

Ensuite direction l’orangerie pour écouter 2 titres des Sha-La-Lee’s avant un passage éclair par le Musée pour jeter un coup d’œil furtif à The Dad Horse Experience. C’est trop court que pour tirer une conclusion sur la qualité de leurs prestations, voici doc quelques photos

Il est alors temps de faire le ne petite pause restauration avant de partir assister au set très attendu de Siena Root à l’Orangerie.

Les performances en live du band sont la pierre angulaire définitive du groupe. Leurs spectacles évoluent souvent en sessions live improvisées sauvages d’où ils tirent les idées pour le travail de studio.

La scène est devenue pour eux un spectacle sans compromis, utilisant tout l’équipement vintage lourd que la plupart des groupes n’ont pas la force et la passion de porter. Forts de la présence charismatique de leur nouvelle chanteuse Zubaida Solid aussi talentueuse que jolie qui excelle vocalement et aux claviers le combo suédois a livré une prestation emballante et énergique qui a ravi son public.

Avec tout ça j’ai loupé Dead Chic qui se produisait simultanément à la Rotonde, j’y ai passé rapidement une tête, la salle était blindée et les échos du concert furent excellents. À revoir.

Pas mal de monde se dirige ensuite vers le musée où va se produire un des artistes les plus attendus, Jim Jones All Stars.

Comme à son habitude Jim Jones a livré un set de fou boosté par une énergie débordante et communicative. Jim Jones All Stars est le nouveau groupe de Jim Jones – leader de Thee Hypnotics, The Jim Jones Revue et Jim Jones & The Righteous Mind.

Rien ne peut arrêter Jim Jones dans sa poursuite incessante du Saint Graal du rock’n’roll. Avec The Righteous Mind en pause en raison du confinement, Jim Jones a créé le All Stars comme un projet non seulement pour revenir sur scène, mais aussi pour revigorer son Mojo en plongeant dans un mélange primordial de ses influences. Les deux sax renforcent le groove du band qui a littéralement électrisé le Musée.

Jim Jones All Stars

A l’orangerie le longiligne Pokey Lafarge proposait un set vintage et varié devant un public tout acquis à sa cause.

Les amateurs de groupes déjantés tendance garage rock se sont donnés rendez vous à la Rotonde pour assister au gig du fantasque band Powersolo.

Powersolo est un groupe de rock and roll formé en 1996 à Aarhus, au Danemark, par le chanteur/guitariste Kim « Kix » Jeppesen. Mené par leur leader sorte de Buster Keaton dopé au rock, le trio a été fidèle à sa réputation de folie atypique on stage. Bien fun !

A quelques pas de là au Museum Chuck Prophet clôture cette première édition du festival avec son mélange d’alternative country, de folk, de blues, de power pop et de classicisme Brill Building. Une jolie manière de finir la soirée.

Le Tough Enough 2024 a non seulement été une célébration de la musique, mais aussi un véritable hommage à la créativité et à la diversité de la scène musicale actuelle. Les festivaliers sont repartis avec des souvenirs gravés dans leur mémoire, des découvertes musicales à partager et l’envie de revenir l’année prochaine.

La journée du 30 novembre 2024 restera gravée dans les mémoires comme un moment de communion, de passion et de découvertes, dans un lieu qui respire la culture et l’authenticité.

À l’année prochaine !

Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman (exceptée la photo du Botanique, libre de droits).

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