La gazette du BIFFF #5 : possession, intrus malveillant, dîner de Noël cannibale et enquête policière « agathachristienne » surprenante, il y en a pour tous les goûts

Salut les accros du BIFFF ! Vous qui aimez frémir, trembler, vous agripper à votre siège, le cœur battant et les tempes en sueur tandis que l’hémoglobine coule à flot sur l’écran et que votre héroïne préférée se fait trucider par un psychopathe, ne ratez pas notre rendez-vous (quasi) quotidien de la gazette du BIFFF. Tout, vous saurez tout sur le 35e festival international du film fantastique de Bruxelles. Critiques de films, impressions, anecdotes, coups de coeur et déceptions, par ici m’sieurs dames suivez le guide !

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Venons-en maintenant au dimanche 8 avril avec pour commencer au Ciné 2 la projection de El Habitante de Guillermo Amoedo.

Synopsis : Trois sœurs sont de sortie dans les beaux quartiers de la ville. Pourtant, pas de soirée Macumba au programme, car elles ont un meilleur plan : aller récupérer des pots-de-vin chez un sénateur corrompu… L’effraction se déroule comme un refrain de Booba : elles en rigolent, tellement c’est con. Le coffre-fort, par contre, c’est une autre paire de manches. D’abord, parce qu’elles sont obligées de sortir le sénateur et sa femme de leur lit conjugal pour les malmener comme dans tout bon cambriolage. Mais surtout parce que d’étranges cris venant de la cave ne cessent de parasiter leur petite activité nocturne. Bien décidée à couper cette chaudière qui couine comme un refrain de Booba, notre trio de sœurettes file à la cave et y découvre la fille paraplégique du couple, visiblement torturée et attachée comme si elle allait se transformer en géant vert d’un moment à l’autre… Pourtant, aucune trace de honte chez les parents. La peur, par contre, dégouline de leurs pores comme les chutes Victoria, et le père n’a désormais qu’une seule phrase à la bouche : «surtout, ne la détachez pas !!!».

On est là en présence d’un bon film de genre. Un cambriolage qui tourne mal et qui confronte les protagonistes à une jeune fille possédée par des démons. Guillermo Amoedo, complice sud-américain d’Eli Roth, à qui on doit le scénario de The Green Inferno et de Knock Knock, mais également la réalisation de The Stranger sait y faire et plante l’ambiance comme il faut dans la première partie du film, de loin la plus captivante. Personnellement la deuxième partie du film avec l’arrivée du prêtre et ce qui s’en suit, m’a moins convaincu. Ceci dit, difficile d’être original dans des scènes d’exorcisme qui ont déjà été bien largement exploitées sur la toile. Néanmoins, El Habitante reste un bon film assez convainquant que je vous conseille vivement.

EL HABITANTE

Genre: ghost movie

Première: Première Belge

Pays : Mexique  Audience: ENA

Audio: Espagnol  Sous-Titres: Anglais, Français, Néerlandais

Réalisateur: Guillermo Amoedo

Cast: Carla Adell, Fernando Becerril, Flavio Medina, Gabriela de la Garza, Maria Evoli, Nathasha Cubria, Vanessa Restrepo

Distributeur: Filmsharks, Videocine Distribución   Running time: 93′

Note : 12/20

On enchaine avec Freehold de Dominic Bridges, toujours au Ciné 2.

Synopsis : Mesdames, mém’zelles, messieurs, voici Hussein. Signes particuliers ? Petit con arrogant et bordélique, Hussein semble ignorer l’existence du lave-vaisselle et de la machine à laver. Ses hobbies ? En dehors du boulot, Hussein adoooore jouer aux jeux vidéo en fumant de gros boulons jamaïcains ou regarder des films de boules avec une boîte à kleenex à portée de main. Ce qu’Hussein ignore ? Il ne vit pas seul dans son appartement… En effet, dès qu’il est absent ou qu’il dort, un colocataire mystérieux sort d’une penderie à double fond afin de profiter des bienfaits de cet appartement : emprunts de slips, petit café, douche revigorante, etc. Bref, rien de bien méchant. Mais l’intrus passe vite à la vitesse supérieure : réveil-matin brusquement coupé pour Hussein, une jolie perlée de glaires dans son bain de bouche, une brosse à dents qui visite des endroits qu’elle n’est pas supposée connaître, ou encore la commande d’un frigo américain aux frais d’Hussein. Va-t-il s’arrêter en si bon chemin ? Peu de chances. Pourquoi est-il si méchant ? Haha, that’s justement ze question à mille shekels…

Ouais, bizarre ce film durant lequel on s’ennuie ferme. Peu d’action, un habitant secret particulièrement repoussant par son physique et son comportement répugnant, un personnage principal auquel on ne s’attache guère car trop caricatural et peu sympathique, des rôles secondaires moyennement convaincants, bref ce scénario, qui méritait tout au plus un court métrage, est tiré en longueur et n’apporte pas grand chose. Je pensais avoir touché le fond avec la vision de Flashburn mais, tout compte fait, Freehold (dont l’affiche attirante est peu représentative du contenu) n’est pas loin de l’égaler. Doit on se méfier des films qui commencent par un  » f  » ?

FREEHOLD

Compétition: Compétition 7e Parallèle

Première: Première Belge

Audience: ENA

Audio: Anglais

Sous-Titres: Français, Néerlandais

Réalisateur: Dominic Bridges

Cast:  Javier Botet, Kola Bokinni, Lee Macdonald, Mandeep Dhillon, Michael McKell, Mim Shaikh

Distributeur: Gravitas Ventures, Signature Entertainment

Running time: 80′

Note : 6/20

Troisième film du jour au Ciné 2, Mercy Christmas de Ryan Nelson a relevé le niveau et de belle manière.

Synopsis : Encore moins charismatique qu’une serpillière, Michael Briskett est typiquement le genre de collègue qu’on oublierait dans une alerte incendie. Taillable et corvéable à merci, il accepte tous les abus de son patron sous prétexte que, de toute façon, il n’a aucune vie sociale. À la veille des fêtes de fin d’année, c’est le genre de réflexion qui le rend un peu tristoune, et il demanderait bien une paire de c… à Père Noël afin de dire merde à son patron. Mais, en lieu et place de coucougnettes flambant neuves, Michael reçoit la visite de sa charmante collègue Cindy, qui lui propose de venir partager la dinde de noël avec sa famille. Ému aux larmes, Michael choisit son plus beau pull de saison pour l’occasion et débarque chez ses nouveaux amis en sifflotant un p’tit Mariah Carey de circonstance. Pourtant, notre gentille tête à claque va très vite se manger les trucages de cette fameuse magie de noël : non seulement, sa famille d’accueil n’est autre que celle de son patron, mais en plus – tradition cannibale oblige – Michael comprend qu’il est bien plus qu’un invité : il est le plat de résistance… Désormais, son salut résidera dans un bilan comptable à peaufiner pour le big boss s’il ne veut pas terminer à 180 degrés avec une farce aux marrons dans le colon.

Petit bijou d’humour noir, Mercy Christmas est le type même du métrage parfait pour le BIFFF. Casting impeccable, histoire horrifico-déjantée, personnage principal attachant (formidable Steven Hubbell !) ce long métrage totalement irrévérencieux en provenance du pays de l’Oncle Sam est impeccable pour passer un excellent moment de cinéma. Fous rires et frissons sont au rendez-vous et nous préparent à un final d’anthologie. Du tout bon cinéma de divertissement !

MERCY CHRISTMAS

Genre : horreur

Première: Première Européenne

Audience: ENA

Audio: Anglais

Sous-Titres: Français, Néerlandais

Réalisateur: Ryan Nelson

Cast: Casey O’Keefe, Cole Gleason, D.J. Hale, Gwen Van Dam, Steven Hubbell

Distributeur: Devilworks

Running time: 83′

Note : 14,5/20

Changement de genre au Ciné 1 avec Crooked House de Gilles Paquet-Brenner.

SynopsisDétective privé dans cette bonne vieille Angleterre, Charles Hayward vient d’être engagé par Sophia de Havilland afin d’enquêter sur le décès suspect de son grand-père. À première vue, l’âge canonique du bonhomme semble être le seul coupable, mais Charles accepte quand même le contrat en souvenir d’un ancien batifolage avec Sophia, au Caire. Pourtant, cette enquête de routine va très vite virer à la foire d’empoigne : recluse dans l’énorme manoir de feu le grand-père Aristide Leonides, toute sa famille dysfonctionnelle va être passée au crible par le jeune détective. De Brenda, la dernière épouse-trophée du patriarche qui a raflé l’intégrale de l’héritage, à Philippe et Roger, ses enfants naturels qui ne connaissent du travail que le nombre de points que ce mot rapporte au Scrabble, tous les proches de Leonides semblent avoir un mobile pour se débarrasser du richissime papy…

Ce thriller inspiré d’un roman d’Agatha Christie jouit d’un casting impressionnant réunit sous la houlette du réalisateur d’Elle s’appelait Sarah mais aussi de Gomez et Tamarès. Glenn Close, Terence Stamp, Gillian Anderson, Julian Sands et Max Irons campent les personnages principaux d’une famille biscornue dont les joutes verbales empoisonnées sont le lot quotidien. Tout ce petit monde se trouve bien vite confronté au décès plus que suspect du patriarche le millionnaire Aristide Leonides. Dans une ambiance de tension permanente et de savoureuses délations familiales, le détective privé Charles Hayward va tenter de démasquer le meurtrier. Les décors sont somptueux, le jeu des acteurs impeccable et, pour ceux qui aiment les énigmes policières à l’ancienne, le film s’avère être parfait avec un dénouement final surprenant. Et bien sûr, Glenn Close y est comme toujours formidable de justesse. A voir !

A CROOKED HOUSE

Compétition: Compétition Thriller

Première: Première Belge

Audience: ENA

Audio: Anglais

Sous-Titres: Français, Néerlandais

Réalisateur: Gilles Paquet- Brenner

Cast: Glenn Close, Max Irons, Stefanie Martini, Terence Stamp, Gillian Anderson, Julian Sands, Christina Hendricks

Distributeur: Metro Int. Ent.

Running time: 115′

Note : 14/20

Fin donc de ce premier week end du BIFFF, restez connectés en lisant la prochaine gazette à paraître très bientôt.

Jean-Pierre Vanderlinden

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